Hausse du chiffre d’affaires, engagement de personnel, confiance pour les années à venir. Si on en croit la dernière étude de l’organisme BeCommerce, l’optimise règne au niveau de l’e-commerce en Belgique.
Augmentation du chiffre d’affaires
La plupart des e-commerçants (+de 90%) envisage une hausse du chiffre d’affaires pour l’année 2013. C’est un changement radical par rapport aux années précédentes. En 2009, seulement 65% s’attendait à une hausse des transactions en ligne. Même si l’information est appréciable, il faut bien entendu la remettre dans son contexte. En 2009, on était en plein début de crise et les perspectives n’étaient peut-être pas aussi positives.
« Lentement mais sûrement, le commerce devient un secteur à part entière de l’économie belge. Nous constatons cependant la nécessité grandissante d’une approche multicanal intégrée. A l’avenir, les e-commerçants devront mieux harmoniser leurs activités en ligne et hors ligne ».
Patricia Ceysenns, présidente de BeCommerce
Des embauches en vue
63% des dirigeants d’e-commerce engageront potentiellement de nouveaux collaborateurs en 2013. Les principaux profils recherchés sont bien entendu des profils techniques (développeurs, informaticiens, etc) et des profils marketing pour gérer l’aspect communication en ligne.
Croissance des ventes à l’exportation
Bien que les e-commerce belges soient de plus en plus des sociétés indépendantes et pas des succursales de sociétés étrangères, les sociétés belges continuent de craindre l’installation de concurrents étrangers. Cette année, ils sont 63% à s’inquiéter de ce point contre 49% l’année dernière.
« Il nous reste du chemin à parcourir. Le fait qu’il y ait encore trop peu de webshops belges reste un point d’achoppement. Cette enquête nous a appris que la crainte des concurrents n’a jamais été aussi forte »
Patricia Ceysenns, présidente de BeCommerce
Une des solutions pour lutter contre cette concurrence potentielle est de développer les ventes à l’exportation. En 2012, ces ventes ont atteint 22,2% (10,6% en 2007).
Anticipation nécessaire des nouveaux canaux de vente
La part de plus en plus importante des tablettes et smartphones dans le trafic des sites Internet va inciter et obliger les dirigeants d’e-commerce à s’adapter à ce nouveau canal. En 2012, les ventes mobiles ont triplé. Ces ventes sont de plus en plus souvent effectuées via une application mobile.
Les e-commerçants voient le mobile comme une manière de mieux servir le client mais pas vraiment de vendre d’avantage. Dommage car celui qui ne proposera pas une expérience d’achat digne de ce nom via ce canal verra probablement ces ventes plus traditionnelles diminuer.
Produits et modes de livraison
- Au niveau des produits, on retrouve les traditionnels vêtements (37%), la décoration intérieure (36%) , les jouets (32%), les livres (26%) ou encore le hardware (26%).
- La méthode de paiement est principalement la carte de crédit ou la carte de débit classique. On note une hausse des paiements American Express.
- Du point de vue de la livraison, Bpost est le moyen de livraison le plus utilisé (63%) suivi des systèmes de points de collecte comme Kiala (de 32% à 42%). Les autres transporteurs, probablement moins compétitifs en terme de prix, sont devenus moins populaires (de 45% à 37%).